E-reputation : et si on enlevait le "E" ?

 dans Digital



La e-grosse tête depuis 2010 ?

À ces chiffres éloquents s’ajoute un nombre impressionnant de livres, d’articles et d’offres d’agence sur le sujet. Seuls les outils vraiment performants restent rares et chers.

Et le succès de ce sujet n’est évidemment pas un hasard puisque dès qu’il s’agit de positionner une marque sur les médias sociaux, il est évidemment très utile de mesurer “l’humeur” des clients attentifs à l’actualité ou aux produits de l’annonceur. La possibilité grâce aux outils d’e-reputaion de connaître les événements qui ont marqué les esprits et généré des conversations autour de la marque explique aussi ce succès. Peut-être plus important encore, une fois qu’un annonceur a compris le processus “communautaire” et choisit de s’y investir, la e-réputation regorge de métriques qualitatives qui permettent d’évaluer les résultats, d’orienter la stratégie et d’anticiper des crises latentes. On est donc loin d’une e-réputation qui serait un semblant de réputation ou qui n’en serait qu’un aperçu.

Un “e” omniprésent

E-commerce, e-books, e-learning, e-réputation… bientôt une “e-patate” en vente uniquement sur internet ? S’il faut ajouter un “e” devant chaque terme qui décrit ce qui se passe sur internet, il y a un sacré risque de… viralité. Tout ça parce que des composants électroniques se cachent dans les ordinateurs ? Pourquoi pas alors écouter nos aïeuls et appeler l’e-réputation la réputation “numérique” ou la “cyber”réputation, préfixe d’usage dans la science-fiction plutôt que dans la communication ?

Est ce qu’en 2011, quand trois français sur quatre sont quotidiennement connectés en haut dédit, la e-réputation d’individus et de marques bien réels ne pourrait pas simplement être appelée leur réputation, ce qui serait peut-être moins réducteur et plus réaliste.

Et en regardant le sujet d’un peu plus loin, puisque ce “e” a vraisemblablement envie de mettre de la distance : en quoi internet est-il virtuel, ou plutôt, en quoi internet n’est-il pas réel et vrai ? En quoi est-ce qu’une conversation sur internet aurait moins de “réalité” qu’une conversation “dans la vraie vie” ? Pourquoi parler d’événement “In Real Life” et pas plutôt d’événements “physiques” comme on le fait maintenant en distinguant le commerce en ligne et les boutiques “physiques” ? Et vous, vous en pensez quoi ?


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Xavier Baillet

Xavier Baillet

Entrepreneur. Dirigeant d'entreprises dans les secteurs du design, du marketing et du digital depuis 1999.

J'aime faire avancer les gens, les idées et la société. J'aime les entreprises utiles et les entrepreneurs passionnés.

J'aime faire exister les idées et les projets qui ont un sens pour les gens.

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