F-commerce… F comme futur ?

 dans Digital


Commençons par une histoire, celle d’un petit fleuriste qui décida, à l’été 2009, de faire de Facebook son unique point de vente en ligne. Quelques jours après, le 8 juillet à 11h50, la première transaction sécurisée sur Facebook a lieu. Très vite, de nombreux secteurs suivent à commencer par l’industrie du disque, du cinéma et de la télévision. D’autres vont rapidement les rejoindre pour vendre sur Facebook.

 

Le shopping social, une idée qui se vend bien

 

Pour Sumeet Jain, CEO de CMEA Capital, “C’est une question de temps (5 ans à peu près) avant qu’il y ait davantage de transactions sur Facebook que sur Amazon”.

Des recherches fraîchement menées par Syzygy et Buddymedia/Spinback confirment que les transactions sur le web social se développent à la vitesse du très haut débit. Les F-boutiques se multiplient et remplacent parfois même leurs grandes soeurs du e-commerce. Conséquence : plus de 2 milliards de dollars ont été investis dans ce secteur par les fonds d’investissements au premier trimestre 2011.

F comme frilosité

Paradoxalement, Forrester soutient que la majorité des commerçants et des distributeurs ne considèrent pas encore Facebook comme un outil de vente. Pour eux, Facebook est exclusivement un réseau social conçu pour divertir ses utilisateurs. L’idée que le divertissement crée l’empathie qui elle-même aide à vendre paraît bien loin dans cette approche, à tort sûrement. Mais si l’on veut creuser l’argumentation des sceptiques du F-commerce, on peut mettre en avant le fait qu’aucune expérience de vente sur Facebook n’a été suffisamment concluante pour entrer au panthéon des “success stories” ou bien, qu’il n’y a pas si longtemps dans un univers virtuel appelé Second life, des marques comme Vodafone ou American Apparel ont ouvert des boutiques où l’on payait en Linden. Encore fallait-il que des utilisateurs entrent dans ces boutiques…

Mais les réfractaires pourraient aussi mettre en doute le potentiel du F-commerce à intégrer les meilleurs pratiques du e-commerce, à permettre des transactions correctement sécurisées ou à donner une lisibilité claire des droits sur les données et la vie privée.

 

Quelques chiffres susceptibles de réchauffer les plus F-frileux

1000 couches pampers vendues en moins d’une heure sur la boutique Facebook de la marque.
1 “Share” génère en moyenne 3,25$ de vente chez Ticketfly.
90% des consommateurs font confiance aux recommandations faites par leurs amis (chiffre Nielsen).
1 “Share” génère en moyenne 3,2 visiteurs uniques.
30 Milliards $ de revenus généré par le social shopping prévu pour 2015.
40x plus de visites depuis Facebook sur le site e-commerce de Levi’s après l’intégration d’un bouton “Like” en avril 2010.
10x plus de revenus pour la marque de vêtements “Tea Collection” après l’intégration d’un bouton “Like” à leurs produits.
100% d’augmentation des revenus générés par Facebook en deux semaines après l’intégration d’un bouton “Like” pour la marque Giantnerd.
57% d’augmentation du panier moyen sur le site de la marque Amerivan Eagle après l’intégration de boutons “Like”.

 

F-commerce : rappel de quelques bonnes pratiques

> Plugin sociaux
Les marques, déjà visibles comme lien commercial sur le profil de l’utilisateur grâce à l’achat d’espace sont également mises en avant par les fils d’actualités d’amis. Expérience profitable pour la marque comme pour l’internaute qui se voit proposer une offre personnalisée basée sur ses propres goûts. Pour aider ce phénomène, les meilleurs outils restent les “social plugins” (boutons “j’aime”, “partager”, “commenter”).

> Transactions sécurisées
Dans un magasin physique, on apprécie rarement qu’un commerçant nous emmène dans une autre boutique acheter le produit qu’il prétend vendre. De la même manière, si vous décidez de vendre sur Facebook, il sera bienvenu que l’expérience ait lieu sur Facebook jusqu’à la confirmation du paiement. Et peut-être plus encore que sur un site e-commerce traditionnel, on peut difficilement se passer d’afficher que la transaction est sécurisée.

> Monitoring
Une fois la boutique en ligne, vous aurez gratuitement accès à de nombreuses données grâce à Google Analytics et Facebook Insights. Elles vous aideront à comprendre qui sont vos acheteurs et d’où ils viennent.

 

L’ère du F-commerce, c’est pour tout de suite, demain ou jamais ?

Et si la réponse était ici ?

Et pour vous le F-commerce, plutôt feu de paille ou début d’une nouvelle ère ?

 

Sources:

http://www.facebook.com/SYZYGYLondon?sk=app_128679060546154
http://socialcommercetoday.com/infographic-facebook-shares-worth-2-10-incremental-sales-converts-at-10-9/
http://www.powerreviews.com/contact-us-webinar-facebook.php
http://mashable.com/2011/03/03/facebook-e-commerce/
http://www.google.com/support/analyticshelp/bin/answer.py?answer=1316556
http://www.adgregate.com/Whitepaper/Webtrends-Adgregate_Social_Commerce_Whitepaper_03172011.pdf

 

 


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Olivier Baillet

Olivier Baillet

Consultant spécialisé dans la stratégie et la finance d'entreprise.
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