Pop culture : vous connaissez la chanson

 dans Business

Qui n’a pas déjà croisé les Marilyn colorées d’Andy Warhol, chantonné du bout des lèvre le refrain d’une chanson de Queen ou passé une soirée télé’ devant les Simpson ? La pop culture est partout.

Jusque dans les allées d’un magasin d’ameublement: difficile de ne pas tomber sur la reproduction d’une œuvre de Keith Haring, bien connu pour ses petits personnages aux formes minimalistes. Qu’elle soit qualifiée de pop ou de mainstream, la culture populaire est connue de tous. Elle trouve son origine au vingtième siècle, et plus précisément dans les années 1950 aux États-Unis, avec l’avènement d’une culture dite de «masse» et une mondialisation galopante. Une «pop culture» largement étudiée par les cultural studies, courant des sciences humaines américain, mais largement questionné par les subaltern studies, ces chercheurs venus des pays émergeant qui y voient une marque de l’impérialisme, du soft-power américain.

Des codes repris partout

Il n’en fallait pas plus pour intéresser médias et communicants. Coca Cola ne s’était pas trompé au début du vingtième siècle, déjà, en reprenant les codes couleur du père Noël, blanc et rouge. La pop culture a ça de particulier qu’elle peut être reconnue par tous. Elle fait partie d’un bestiaire d’images, de sons, de représentation, que chacun est susceptible de connaître.

Des frontières brouillées

Mais qui influence qui ? Ce sont parfois les marques qui font aussi, elles-même, la culture pop. Que ce soit une marque de mouchoirs ou de réfrigérateurs, leurs noms ont fini par définir l’objet lui-même. A l’inverse la marque va se servir des repères connus du client pour tenter de le ramener à elles, que ce soit par un morceau de musique culte, la réappropriation d’une scène d’un film culte, ou l’utilisation d’un symbole connu de tous.

Le pop peut aussi venir de l’underground, c’est ce qu’ont illustré les différents courants musicaux nés au vingtième siècle, que ce soit le rock, le hip-hop ou le rap. Chacun a accédé, plus ou moins rapidement, au statut de culture populaire. Et chacun n’a pas tarder à être réutilisé par la publicité et les marques. D’autant plus lorsque les artistes eux-même deviennent à leur tour des businessman, comme c’est le cas de certains rappeurs actuels.

La pop culture a ça de particulier que l’on ne sait plus d’où elle vient: elle est un background commun à tous. «Esperanto» de la culture, la pop n’a pas de frontières: elle rassemble plus qu’elle ne divise.

Charles S.

Olivier Baillet

Olivier Baillet

Consultant spécialisé dans la stratégie et la finance d'entreprise.
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